Picto

CARUSO valide le potentiel dermocosmétique d’extraits végétaux pour les soins de la peau

Dans le cadre du projet transfrontalier CARUSO, l’Université de Saragosse a avancé dans l’évaluation scientifique de ressources naturelles présentant un intérêt pour le développement de nouveaux ingrédients dermocosmétiques. Plus précisément, différents extraits obtenus à partir de plantes aromatiques et végétales d’intérêt, comme la mélisse (Melissa officinalis), le romarin (Salvia rosmarinus) et le lin (Linum usitatissimum), ont été étudiés afin d’évaluer leur capacité à protéger la peau contre des processus liés au vieillissement cutané.

La peau est continuellement exposée à des facteurs externes tels que le rayonnement solaire, la pollution ou le stress environnemental, qui favorisent la production de radicaux libres. Ce phénomène, connu sous le nom de stress oxydatif, peut altérer la fonction barrière de la peau et contribuer à la dégradation de composants essentiels de la matrice cutanée, comme le collagène et l’acide hyaluronique. Identifier des ingrédients naturels dotés d’une activité antioxydante et capables de préserver ces composants représente donc un enjeu majeur pour le développement de cosmétiques efficaces, durables et fondés sur des preuves scientifiques.

Les essais réalisés à l’Université de Saragosse ont permis de comparer différents types d’extraits végétaux — hydroalcooliques, huiles essentielles, hydrolats et extraits supercritiques — au moyen de tests in vitro d’activité antioxydante et d’inhibition d’enzymes impliquées dans la dégradation de la matrice extracellulaire. Plus précisément, l’activité antioxydante a été évaluée par les méthodes ABTS, FRAP et DPPH, tandis que le potentiel protecteur de la peau a été analysé à travers l’inhibition des enzymes hyaluronidase et collagénase, liées respectivement à la dégradation de l’acide hyaluronique et du collagène.

Les résultats montrent que les extraits hydroalcooliques de mélisse et de romarin sont ceux qui ont présenté la plus forte activité antioxydante, ce qui suggère une capacité élevée à neutraliser les radicaux libres. Cette activité est probablement liée à leur richesse en composés phénoliques et en flavonoïdes, des molécules largement reconnues pour leur rôle protecteur face au stress oxydatif.

Par ailleurs, les huiles essentielles et certains extraits supercritiques se sont distingués par leur capacité à inhiber des enzymes impliquées dans l’altération de la matrice cutanée. En particulier, l’huile essentielle de mélisse a montré une activité élevée contre l’hyaluronidase et la collagénase, tandis que l’extrait supercritique de lin a présenté des résultats prometteurs dans l’inhibition de la collagénase. Ces données indiquent un possible intérêt de ces fractions pour des formulations destinées à préserver l’hydratation, la fermeté et l’élasticité de la peau.

L’une des principales conclusions de l’étude est que la méthode d’extraction fait la différence. Chaque type d’extrait présente un profil bioactif distinct : les extraits hydroalcooliques concentrent mieux les composés antioxydants, tandis que les huiles essentielles et les extraits supercritiques semblent particulièrement intéressants pour leur activité sur les enzymes associées au vieillissement cutané.

Ces résultats renforcent le potentiel des ressources naturelles étudiées dans CARUSO en tant qu’ingrédients d’intérêt pour le développement de formulations dermocosmétiques innovantes, orientées vers le soin, la protection et le maintien de la santé de la peau. Ils contribuent également à la valorisation scientifique de plantes et de ressources naturelles du territoire POCTEFA, en promouvant une cosmétique plus durable, fondée sur des ingrédients naturels et soutenue par des résultats expérimentaux.

4 avril 2026

chevron