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Du laboratoire à la production : le CITA accompagne la montée en échelle des ingrédients naturels du projet CARUSO

L’un des principaux objectifs du projet CARUSO est de transformer les ressources naturelles du territoire transfrontalier en ingrédients innovants et durables pour les soins de la peau. Après les résultats prometteurs obtenus dans les études menées par les partenaires scientifiques du projet, le prochain défi consiste à démontrer la viabilité de ces procédés à une échelle plus proche de la production industrielle.

Dans ce contexte, le Centre de recherche et de technologie agroalimentaire d’Aragon (CITA) joue un rôle essentiel dans le transfert des connaissances du laboratoire vers l’industrie. Pour cela, il réalise la montée en échelle des procédés d’obtention de matières premières naturelles qui seront ensuite intégrées aux cosmétiques prototypes développés par KARICIA Cosmética Holística, partenaire du projet spécialisé dans la formulation et la fabrication de produits cosmétiques.

Actuellement, le CITA utilise sa plante pilote semi-industrielle de distillation pour traiter le romarin (Salvia rosmarinus), l’une des espèces végétales sélectionnées pour son fort potentiel dermocosmétique. Ce procédé permet d’obtenir deux ingrédients d’un grand intérêt pour la formulation cosmétique : l’huile essentielle et l’hydrolat de romarin, des produits qui conservent des composés bioactifs associés à la protection et au soin de la peau. Les essais réalisés à l’Université de Saragosse ont mis en évidence l’intérêt de ces extraits végétaux, notamment pour leurs propriétés antioxydantes et leur capacité à protéger des composants clés de la matrice extracellulaire cutanée.

Cependant, la stratégie de CARUSO va au-delà de l’utilisation conventionnelle de la plante. Conformément aux principes de l’économie circulaire et de la valorisation intégrale des ressources naturelles, la biomasse résiduelle générée après la distillation n’est pas considérée comme un sous-produit destiné au rejet. Au contraire, cette fraction végétale sera réutilisée comme matière première pour obtenir de nouveaux extraits à haute valeur ajoutée.

L’étape suivante du procédé sera développée par l’Université de Saragosse, qui utilisera des technologies d’extraction par fluides supercritiques afin de récupérer les composés bioactifs présents dans la biomasse résiduelle. Cette technologie durable permet d’obtenir des extraits de haute qualité sans recourir aux solvants organiques conventionnels et favorise la récupération sélective de molécules présentant un intérêt pour des applications dermocosmétiques. Les résultats obtenus jusqu’à présent indiquent que ces extraits supercritiques présentent des activités biologiques pertinentes pour la protection de la peau, ce qui renforce l’intérêt de poursuivre leur développement vers des formulations réelles.

Grâce à cette collaboration entre centres de recherche et entreprises, CARUSO montre comment innovation et durabilité peuvent aller de pair pour générer de nouvelles opportunités dans le secteur cosmétique. Le travail mené par le CITA constitue une étape décisive pour faire passer les ressources naturelles du territoire de la recherche scientifique à des produits susceptibles d’arriver sur le marché, en contribuant au développement d’une cosmétique plus durable, plus efficace et fondée sur l’utilisation intégrale des ressources végétales.

4 mars 2026

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